LETTRE MORTE
Il est de ces passions cachées
Qui ne cessent de s'échouer
Que l'on sent là se déchirer
Comme des vagues sur des rochers
Au pied de ces falaises hautaines
Nos pauvres pudeurs sont si vaines.
On fait semblant, on ironise
Nos sentiments on les déguise
On joue le bel indifférent
Mais l'autre s'en fout complètement
Qu'on en fasse trop ou pas assez
On tombe toujours à côté...
On garde au fond de soi
Ce poids lourd que l'on porte
Comme une branche morte
On se retrouve là
Sur le pas d'une porte
Qui ne s'ouvrira pas.
A défaut de vivre l'histoire
On la fabrique tout seul le soir
Ce nom, cette voix, ce visage
On mendierait pour un message
Un ami appelle à vingt heures
On laisse parler le répondeur
On ne choisit pas qui l'on aime
Ni ce désir qui se déchaîne
L'étrange plaisir de souffrir
Il n'est pas de mots pour le dire
On voudrait tant que tout s'efface
Mais il n'y a que le temps qui passe...
On garde au fond de soi
Ce poids lourd que l'on porte
Comme une branche morte
On se retrouve là
Sur le pas d'une porte
Qui ne s'ouvrira pas.
(Ph.Gaillard/Charts)
Hélène et Lara, mes poulettes, vous savez bien ce que représente cette chanson...
Je vous envoie un énorme bisous les filles :)
...Eh non, "on ne choisit pas qui l'on aime"...C'est tellement étrange et délicieux à la fois de se sentir prisonnière d'un Amour, de se croire presque esclave de ses sentiments, de vouloir plus que tout s'en arracher mais en même s'enivrer à la vivre chaque jour un peu plus fort...L'Amour est machiavélique et divin à la fois...Définitivement.